

larobinsonnaise (Babelio) 17 novembre 2023
Un polar engagé, original dans sa construction qui se lit rapidement.
On alterne entre une enquête menée par un routard de la police l’inspecteur Marlot et sa stagiaire la jeune Pétronille et un récit « Manuscrit » écrit à la 1ère personne. L’autrice nous entraine dans les profondeurs de la nature humaine, entre ce que l’on montre et ce que l’on est réellement.
L’introduction de fiches descriptives des personnages, de rapport, d’encart avec des polices de caractères différentes, donne un rythme et un coté ludique à cette histoire sombre qui traite d’un triste sujet d’actualité.
La femme, ou plutôt, les femmes dans leur diversité sont au centre de ce roman polar.
Bien que le sujet soit dramatique, la lecture est agréable avec des touches d’humour et donne envie de lire d’autres romans de cette autrice.

Leschroniques… (Babelio) 21 novembre 2023
Le thème de fond traite du respect de la femme et des relations intimes hommes-femmes. La plume est agréable, l’histoire bien écrite, et l’enquête est bien menée avec différents points de vue. On se pose pas mal de questions pendant cette enquête, et découvrir le point de vue de Lluis via ces mémoires est une vraie surprise!
Pour une non adepte de polar comme moi, c’est une belle découverte et j’ai beaucoup aimé cette lecture hors de mes habitudes. Et j’ai surtout apprécié la visibilité qu’offre ce roman aux violences faites aux femmes.
C’est une très belle surprise.

aslarriere (Babelio) 30 octobre 2023
Un livre rapide à lire, avec une légère intrigue.
L’Iguane est un vieux loup de la police et un très bon formateur, il prendra sous sa coupe la jeune Shilot au commissariat des Coucourdes. Et il y a Marlot, le planton.. un commissariat quoi.
On entre dans le monde de la nuit pour cette enquête.
Je m’attendais à une histoire un peu plus prenante, plus dure..
Il y a plusieurs polices d’écriture, entre le roman, le rapport légiste, des notes et celui qui se livre à un journal intime.
Muriel J.
Je viens de finir et j’ai beaucoup aimé ce polar, original (avec les fiches personnage) et très vivant (ces personnages existent, un film est possible d’ailleurs), ma seule petite critique est pour le chapitre 16, mise en abime que j’ai trouvé finalement inutile, c’est comme si tu t’excusais d’avoir écrit cette chouette histoire …


Matdemisaine (Babelio) 06 juillet 2023
Reçu dans le cadre de Masse Critique de juin 2023, Mémoires Veines de Paule Brajkovic, édité chez Alba Capella est une belle découverte qui se déploie graduellement. C’est une somme de témoignages entremêlés d’un récit fictionnel donnant corps à la conscience collective d’une famille, prise dans les vents de la grande histoire, celle des pieds-noirs en Algérie.
Mémoires Veines est passionnant à plus d’un titre :
C’est une œuvre qui parle de l’exil, du poids des souvenirs se transmettant aux générations ne l’ayant pas ou peu connu, mais qui modèle leur jeune personnalité. La réflexion sur l’histoire intergénérationnelle est extrêmement touchante, évoque d’autres récits/romans d’exilés, dont « Tant qu’il y aura des cèdres » de Pierre Jarawan et « L’île aux arbres disparus » de Elif Shafak.
Ce récit familial fait découvrir à celles et ceux qui ne la connaissent pas, l’Algérie, au-delà de l’histoire enseignée à l’école, vécue et aimée profondément par ses habitants. Ces récits, lettres et témoignages sont riches d’enseignement. La réflexion qui s’en dégage est empreinte d’humanité, de détresse parfois quand les gens sont pris dans la folie de la guerre. Il n’y a pas de jugement historique mais des vies vécues qui s’entremêlent et se répondent.
La lumière est présente tout du long, les odeurs de fleurs, le sable, les noms des vents qui donnent à voir et à aimer le pays tout au long des récits. La vie de quartier à Oran, les habitudes des gens, la sociabilité, tous ces aspects sont particulièrement réussis.
Le livre est aussi un matériau d’étude : le retour des pieds-noirs en France est dramatique et la jeune autrice grandit en but à l’hostilité déclarée des autres, assimilée à un groupe, une histoire qui n’est pas reconnaissable ni dans ce qu’elle a connu ni dans les récits de ses parents. Jugés et condamnés.
A ce titre ces récits sont universels, notamment sur les exilés ou les retours d’exil.
Un livre captivant et émouvant donc, que je recommande !
Il faut prendre le temps de comprendre au premier abord que l’œuvre est un prisme, que j’ai démarrée d’ailleurs par la lecture des photos de famille, pour (re)venir au début pour s’embarquer avec le narrateur sur le navire le Ramier, en 1834, vers l’Algérie.

McAdam ( Babelio) 17 août 2023
Il est difficile de vous présenter ce livre sans spoiler. C’est pourquoi je resterai dans les grandes lignes et vous laisserai le découvrir.
En guise d’introduction, nous suivons la relation épistolaire entre Edouard, personnage fictif en partance vers l’Algérie, au tout début de la colonisation et sa mère, restée sur le continent.
La seconde partie est dédiée à la famille de l’auteure, qui d’après les témoignages de ses oncles, retrace l’histoire de sa famille, quand les parents d’Isabel, son aïeule, décident de traverser la Méditerranée en barque, dans l’espoir d’une vie meilleure.
Nous suivons l’épopée de cette famille en terre colonisée, sur plusieurs générations, avec les difficultés du quotidien, jusqu’au moment de la décolonisation. Paule est alors bébé et sa famille est obligée de fuir l’Algérie pour rentrer en France métropolitaine, où les familles de « pieds-noirs » ne sont pas les bienvenues. D’autres difficultés les attendent…
Mon avis
J’ai trouvé ce témoignage historique très touchant, surtout dans la partie où l’auteure raconte l’histoire de sa famille, ce récit est d’ailleurs dédié à sa fille. Il est agrémenté de photos de famille que Paule Brajkovic partage avec ses lecteurs, ce qui rend les personnages d’autant plus attachants.
Il s’agit d’une période et de faits dont on parle peu et j’ai apprécié cette découverte, à travers la plume agréable de Paule Brajkovic.
Je ne peux que vous recommander ce livre si vous aimez les témoignages et les faits historiques.
Nadine BRUNELOT
C’est une histoire de famille qui se veut singulière mais qui est aussi collective.
C’est l’histoire d’un colon et l’histoire des colons. Nous sommes à la fin du XIX° siècle.
C’est l’histoire d’une famille de rapatriés. C’est aussi l’histoire d’autres familles. Nous sommes au XX° siècle.
C’est un livre qui traverse une période historique sombre et qui veut porter un éclairage sur quelques hommes et femmes. Ce n’est pas vraiment un livre avec des personnages mais un livre avec des portraits de famille comme dans une galerie des ancêtres.
La fiction et le réel se donnent la réplique. Des lettres fictives introduisent la colonisation et le bonheur des premières découvertes de l’Algérie. Une galerie de portraits donne chair à l’exil et aux douleurs des derniers jours avant le départ. La guerre, qui n’est dite qu’à demi-mot, est le fond de ce texte. Une guerre dans laquelle on nait et qui devient une seconde peau, un autre placenta. Une guerre qui a fabriqué le silence. Pas étonnant qu’il faille le briser à coup de lettres ou de souvenirs dans un récit. Dans ce récit l’auteure trace un pont entre les générations, et veut briser les liens de la guerre qui oblige les générations les unes envers les autres. Pour ceux qui viendront, l’auteur souhaite un regard apaisé sur cette histoire.
Ce texte est hybride. Fiction/réel. Texte/Image. Typographie spéciale à certain endroit. Le texte a la sincérité d’un texte sur le passé familial douloureux. On sent encore que la parole de l’auteur est pleine de la parole des siens. J’imagine que la partie fictive et les recherches sérieuses faites sur le sujet de l’installation des premiers colons ont pu être nécessaires et salutaires pour la rédaction de la partie 2, beaucoup plus intime. Dans un sens la fiction a pu permettre l’écriture du récit personnel.
Ce livre se lit très facilement. La voix du personnage de la partie 1 est juste. Ses sentiments et son enthousiasme sont bien présentés. La partie 2, donne à voir, tour à tour, un oncle, une grand-mère ou l’auteure elle-même. J’ai l’impression que cette partie est très pudique. Beaucoup est retenu. C’est mon sentiment parce qu’on reste au niveau des faits et des événements familiaux. J’ai comme l’impression que cette partie a pour but de garder la mémoire à transmettre à la fille, sans lyrisme, avec seulement l’énoncé de ces actes forts qui font les souvenirs. Il y a bien sûr des moments où l’auteur dit « je » et donne son point de vue, mais là encore, la plume reste contenue. Il y a beaucoup de pudeur dans cette seconde partie, il me semble.
Une question s’est posée pour moi dans l’utilisation d’extraits de phrases dans les « cartouches ». Pourquoi ce procédé et pas un changement de taille ou de police ? Pourquoi mettre en relief dans le corps du texte ces petits morceaux ? Je n’ai pas réussi à leur donner un sens.
Dans ce texte courageux, il y a l’idée du message à transmettre aux enfants et sans doute (ou peut-être) pour le lecteur l’autorisation de se mettre à raconter à ses enfants, le contenu de sa mémoire veine.

matheoths (Babelio) 20 juillet 2023
Ce livre est un voyage en famille mêlant les faits réels dans des récits de fictions.
Les lettres écrivent part Édouard à sa mère de sa découverte de l’Algérie en 1834
On voie à travers ces mots l’émerveillement pour ce pays qu’il achemine petit à petit.
Il a des témoignages de toutes les générations de cette famille.
On peut y découvrir des photos familiales avec des anecdotes.
Un long chemin rempli de bonheur, de tristesse, mais aussi de tendresse.
Voyager au gré des mots es comme voir les paysages réellement.

Véronique P.
Je viens de finir Journal II Compostelle. C’est superbe. Merci pour cette voix « d’écorchée vive » et le ton si sensible.
Il raisonne étrangement avec mon humeur du jour…

Catherine C.
J’ai terminé Nos silences ne nous protègeront pas et je voulais te dire à quel point j’ai été touchée par ton récit. Je suis admirative du talent que tu déploies que ce soit dans la construction ou dans la narration. Je trouve très juste d’avoir su te mettre à nu avec cette réserve nécessaire qui fait la force de ton texte.
Bravo et merci pour ce beau livre.